Après Yellowstone en 1872, le deuxième parc national américain est Sequoia National Park, créé le 25 septembre 1890 en Californie. C’est le premier parc national au monde conçu pour protéger des organismes vivants : les séquoias géants (Sequoiadendron giganteum).
Situé dans la Sierra Nevada, le parc abrite les plus grands arbres de la planète. Le plus célèbre est le General Sherman Tree, le plus volumineux organisme vivant connu sur Terre. Ces géants peuvent atteindre plus de 80 mètres de haut et vivre plus de 3 000 ans. Leur écorce épaisse et leur bois résistant au feu les ont rendus particulièrement vulnérables à l’exploitation forestière de la fin du XIXe siècle.
La création du parc est le fruit du travail d’hommes comme John Muir et de la pression exercée par des citoyens californiens alarmés par la coupe massive des séquoias. Le Congrès a alors décidé de protéger ces arbres exceptionnels avant qu’ils ne disparaissent. Quelques jours plus tard seulement, le 1er octobre 1890, Yosemite National Park était également créé.
Sequoia National Park protège aujourd’hui non seulement les séquoias, mais aussi des paysages de haute montagne, des forêts, des lacs et une faune diversifiée. Il fait partie, avec Kings Canyon, d’un ensemble plus vaste géré conjointement.
Ce parc marque une étape importante : après Yellowstone, qui protégeait des paysages et des phénomènes géothermiques, Sequoia affirme que la nature vivante elle-même mérite d’être préservée pour les générations futures.
La semaine prochaine, on reste en Californie pour découvrir le prochain parc de la série : Yosemite National Park (créé le 1er octobre 1890), avec ses vallées légendaires, ses chutes d’eau et ses dômes de granite.
Pour suivre toute la série « La fabuleuse histoire des 63 parcs nationaux » :




